LA STREET CULTURE : CURE DE JOUVENCE POUR LE LUXE

LA STREET CULTURE : CURE DE JOUVENCE POUR LE LUXE

LA STREET CULTURE, COMME CURE DE JOUVENCE POUR LE LUXE.

 

Depuis quelques saisons déjà, l’univers du luxe  a donné un coup de jeune à ses créations en s’inspirant du style de la rue Aujourd’hui, ces collaborations se font plus structurées et s’enrichissent de rapprochements avec des artistes.

C’est en 2017 que le rapprochement entre le monde du luxe et le streetwear connaît son  sommet grâce à la collaboration entre Louis Vuitton et Suprême.

 

C’était la première fois que le luxe dictait sa loi aux jeunes consommateurs en matière de style de rue, et non plus les labels de surf ou de skate. Le succès de ces lignes a inspiré d’autres marques de luxe. Certaines marques sont allé encore plus loin en nommant des directeurs de création issus du streetwear. C’est le cas de Louis Vuitton avec l’arrivée de Virgil Abloh, fondateur de la célèbre marque OFF-WHITE et l’arrivée de Kim Jones chez Dior en 2018.

Cette année, l’influence du streetwear semble reculer dans les défilés avec le tailoring qui repointe le bout de son nez. On assiste à un mixage entre ces deux tendances mode. On y découvre des silhouettes plus structurées, moins surdimensionnés au profit de costumes ajustés et de chaussures hybrides entre la ville et le sport, ainsi que des accessoires en cuir innovants.

Plusieurs marques se sont associées avec des labels qui inspirent plus la jeune génération comme Fendi avec Porter, Dior Homme avec Matthew Williams et Valentino avec Undercover. « Ce n’est pas la fin du streetwear mais nous sommes en train de repenser les valeurs du vêtement en y injectant plus de souplesse et moins d’effort », a estimé le directeur de création de Valentino, Pierpaolo Piccioli, lors de son défilé automne-hiver à Paris en janvier. C’est une évolution du streetwear.

 

 

Les collaborations entre les marques et les artistes, deviennent plus en plus à la mode. On peut citer  Saint Laurent et le rappeur Travis Scott,

la  chanteuse Billie Eilish et Nike.  Concernant la France parmi les collaborations les plus connues ; il y a Eddie de Preto et Adidas, Lomepal et Converse, Gaël Faye et Levi’s et enfin Moha La Squale et Lacoste.

Les maisons de disques ont même créé des départements spécifiques pour répondre et gérer ces relations entre marques et rappeurs. Ce qui pour les artistes une aubaine leur permettant ainsi de compenser l’effondrement des ventes d’albums physiques. Cette activité additionnelle aurait rapporté 2 milliards de dollars à l’industrie musicale en 2017 selon Billboard. Dans le cas de Lacoste et Moha La Squale, la collection n’avait même pas vocation à être commercialisée. Elle a juste servi à doper les ventes des produits classiques en touchant toutes les populations, des parents aux ados.

A retenir

Le prix et l’exclusivité ne suffisent plus  à séduire les plus jeunes consommateurs. Il faut  faire parti d’une communauté, adhérer à des valeurs, attester d’une crédibilité culturelle sont essentiels pour ces acheteurs.

. Le rapprochement avec des artistes qui parlent des tourments des moins de 30 ans, souvent repérés sur les réseaux sociaux, permet d’entrer en affinité avec cette cible.

Sources : Grazia, Highsnobiety.com 


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